Il processo Goderon

Lettera del segretario agli affari interni d’Ormea al viballif Roget de Fesson del 15 marzo 1732

(AST Lettere città e comuni – Aosta – mazzo 6)

15 mars 1732

Copie de lettre de S.E. monsieur le marquis d’Ormée a mons.r le viballif et commandant du duché d’Aoste

Monsieur

j’ay veu par la lettre que vous m’avés escritte le 4 de ce mois le doutte du conseil des commis sur le defaut qui pourra y avoir des preuves des delits commis par le nommé Gauderon arresté par ordre de messieurs de Valley sur l’instance que vous luy rn avée faitte, l’autre delinquant son compagnon pareillement reclamé ayant peri dans la neige.

Je suis certain que le Roy n’approuvera pas qu’on l’ait engagé a reclamer ces deux pretendus coupables sans avoir auparavant les preuves, ou du moins une entiere certitude de les avoir lors qu’ils seroint arrestés , c’est pourquoy vous prendrés la peine de m’envoyer le detail du fondement sur le quel vous avés fait ce pas afin que l’on reconnoisse icy quel degré de preuve vous avés deja, et ce que vous pensés raisonablement attendre lors que le coupable sera dans vos prisons; apres quoy S.M. donnera ses ordres pour ce regard, je suis tres parfaitement monsieur votre tres humble et tres obeissant serviteur D’Ormea

De Tillier segr.e

L’abbé Petigat intervistato sull’omicidio della vedova Toureaux

Articolo pubblicato sul n. 110 di giovedì 20 mqggio 1937 del giornale «Le Petit Dauphinois»

LE CRIME DU METRO

L’ABBE’ PETIGAT QUI CONNUT LAETITIA ENFANT ET LA MARIA, NOUS FAIT UN EMOUVANT PORTRAIT MORAL DE LA VICTIME…

(De nos services parisiens)

Paris, 19 mai

C’est surement à Paris que se manifestent avec le plus de vigueur les affinités qui unissent les Savoyards et les Dauphinois aux Valdotins (sic).

Ici, les obstacles géographiques n’existent plus et l’on peut bien dire, sans heurter le loyalisme italien de ces derniers, qu’ils se retrouvent comme en famille parmi nos compatriotes. Il n’est pas un banquet de la colonie savoisienne – et Dieu sait s’ils sont nombreux ! – une réunion, une manifestation, où l’on ne soit certain de rencontrer l’abbé Petigat, qui sut ranger sous la paternelle houlette tous les originaires du val d’Aoste, où il est né lui-même.

Sa .carrure de montagnard son enjouement, sa générosité, son dévouement et sa culture quasi universelle, inspirent dìemblée une synpathie à laquelle résisterait mal le plus farouche des nécréants.

Cet après-midi lorsque j’ai frappé à sa porte, rue des vinaigriers, ce n’était pas au prêtre, au confesseur que je voulais m’adresser, mais au président des valdotins de Paris.

J’étais certain que la malheureuse Laetitia figurait au nombre de ses brebis.

-Vous pouvez interroger indifferemment l’un et l’autre, m’a-t-il répondu en m’accueillant. Tous deux m’eurent qu’à se louer de la conduite et des qualités de cette pauvre enfant… Depuis longtemps, j’etois en relation avec sa famille. Ce sont de très brave gens, les Nourissat. Elle même je l’ai connue tout enfant et, il y a huit ans, c’est moi qu’elle chargea de préparer les papiers dont elle avait besoin pour son mariage avec M. Toureaux. Ce fut un beau mariage, à la mode de chez nous. Presque tous les Valdotins de Paris étaient présents, et je n’ai pas besoin de vous dire avec coeur je les bénis….

«Puis le temps passa, lorsque, il y a trois ans, un faire-part m’apporta la triste nouvelle. Ma petite compatriote était veuve. Souvent elle vint me revoir. Je l’aidais de mes conseils: mais à la verité, elle n’en avait pas besoin, car son honnêteté, sa droiture, lui donnaient un ressort suffisant pour résister au désarroi de la douleur comme aux tentations que pouvait inspirer sa beauté.

«Quand elle se sentait un peu désemparée, elle s’adressait à moi, et pendant trois ans, elle m’a demandé de dire des messes pour son mari».

- Mais, monsieur l’Abbé, si ce n’est pas abuser de votre confiance de prêtre, puis-je savoir en quels termes elle était avec la famille de M. Toureaux depuis la mort de celui.ci ?

- Certes, elle m’a fait, à ce sujet, des confidences qui, d’ailleurs, n’étaient pas, à proprement parler, une confession. Autant que je m’en souvienne, elle se plaignait des difficultés soulevées par sa belle famille dans le règlement de la succession: «Elle n’est pas gentille avec moi, me disait-elle, pourtant je ne lui ai jamais rien fait »

« Comment aurait-elle pu faire quelque chose aux parents de l’homme qu’elle pleurait ? Une brave, une honnête fille, oui monsieur, et je ne comprandrai jamais pourquoi un si grand malheur s’est abattu sur sa vielle maman, sur ses frères, et sur sa soeur doot (sic) elle était la joie».

Je laisse à son émotion l’abbé Petigat, pasteur d’un troupeau d’exilés, sur lesquels il veille jalousement, affectueusement, sans pouvoir hélas! Le proteger contre les coups du sort et contre ceux des assassin…

Laetitia Toureaux a-t-elle été assassinée par intérêt ?

Turin, 19 mai – Presque chaque été, en compagnie de sa famille, Laetitia-Yolande Toureaux se rendait dans la vallée d’Aoste, à Saint-Christophe, près d’Oyace, son pays natal.

Au mois de juillet dernier, elle n’avait pas manqué à cette habitude et, une fois de plus, sa beauté fit sensation parmi les populations valdotaines.

Hier, toutefois, l’appel venu de Rome a jeté quelque trouble chez ces montagnards robustes et simples et qu’effraient les complication. Elle habitait là-bas, dit-on quand elle venait chez un certain Joseph Nourissat, qui serait un oncle ou un parent plus éloigné encore. En totut cas, nul n’a oublié la jolie Laetitia que les jeunes filles du pays regardaient avec envie, car elle était habillée comme les belles dames de Paris.

Au village des bruit ont couru quand on a su le drame. En lisant la «Gazzetta del Popolo», on a su aussi qu’elle aurait plusieurs fois écrit à ses parents qu’elle avait assez d’être seule et qu’elle avait l’intention de se remarier.

«Avec un italiens aurait-elle précisé».

Un italien du pays ou de Paris ? Nul ne semble le savoir. Mais la joli Laetitia entretenait aussi, disent les gens, de mauvaises relations avec la famille de son mari.

Pourqu’oi ? L’expliquait-elle ? Nul ne le sait.

Questions d’argent et d’intérêt disent ceux qui connuremt autrefois la famille Toureaux.

Suivant les rumeurs du village, c’est du côté de la famille de son mari qu’il faudrait rechercher. Des querelles auraient-elle déjà éclaté à Paris, entre Laetitia et la belle famille ? Tout ceci n’est que murmures confus de montagnards qui n’aiment pas à parler trop.

J.D.

La confraternita della Sante Croix di Aosta e le vicende della povera Audeman

Luoghi pii di la da monti

Aosta1

Confrairie de S.te Croix

Mazzo 1°

Charles Emanuel

par la grace de dieu duc de Savoye Chablais Aoste Genevois, prince et vicaire perpetuel du Saint Empire Romain marquis en Italie, Prince de Piemont, marquis de Saluces, conte de Geneve Bauge Romont Iryre et Ast baron de Vaud, Gex et Faussigny, seigneur de Bresse, Verceil et du marquisat de Ceve, Oneille Marroz &c &c nous louon dieu qu’en un siecle si miserable et plein de tant de nuages d’heresie discentions et calamites publiques qui affligent presque universellement le corps dela chretienneté il fasse neantmoins reluire tant d’esclairs de sa misericorde mesme a l’endroit de nous et des peuples qu’il luy a pleu nous commettre, en conservant par sa singuliere providence la pureté de la religion catholique apostolique et romaine riere nos estats. en inspirant de jour a autre aux ames de nos sujets nouveaux moyens de devotion par l’introduction de diverses sortes d’exercice de pieté la continuation desquels estants faits a sa grace, tout ainsy comme par son inspirration, nous doit faire esperer que son courroux si grand et si justement provoqué contre nos pechés s’appaisera en brief pour donner a tout son peuple plus de moyen de le servir en repos, tranquillité et sincerité d’esprit, entre autres choses qui nous ont estez rapportées de tant d’actes de devotion faits generalement riere nos estats deça et dela les monts, nous avons receu un grand contentement d’entendre que ce sont dressées diverses compagnies de penitents et que particulierement dans la citté de nostre duché d’Aoste les penitents blancs sous le nom et vocable de la tres sainte croix et de la misericorde, ayant estez les premiers a donner bon exemple aux autres, d’autant plus que ja dès longtems dieu nous a fait la grace d’embrasser la mesme devotion en la confraternité semblable des penitents de la misericorde en la ville de Turin, ayant de plus les mesmes confreres estez les autheurs d’eriger une eglise en la mesme cité d’Aoste, en suitte et conformité de l’honneur que leur apporte le titre qu’ils ont de la misericorde, puis qu’en cela principalement reluit un des actes plus insignes de la ditte misericorde, a cause de quoy nous sentant obligé en nostre conscience de favoriser de tout nostre possible une si louable intention comme touttes autres choses qui peuvent concerner l’honneur de dieu et l’avancement de nostre religion catholique apostolique et romaine non tant pour l’assurance que nous avons tres ferme, que de la principalemnet depend la suite de nos estats. que pour satisfaire a ce qui est de nostre devoir envers dieu auquel nous posposerions tres volontiers comme nous devons touttes considerations mondaines et nostre propre vie si l’occurence le requeroit nous avec l’advis et meure deliberation des gens de nostre conseil privé et d’estat estants près de nostre personne, de nostre certaine science pleine puissance et authorité souveraine, et pour ce qu’ainsy faire nous plait, avons par ces presentes signées de nostre main en premier lieu confirmé et en tant que de besoin approuvé et authorisé la ditte canfraternité des penitents blancs de la tres sainte croix et de la misericorde en nostre ditte citté d’Aoste avec les statuts establis pour l’entretenement d’icelle et la receu et approuvé ou qui le seront cy apres par le seigneur reverendissime evesque du dit Aoste suivant les mesmes reigles et ordonnances par nous establis pour ceux de Turin et de cette ville sauf d’y estre adjouté ou retranché selon les occurrences et diversités des lieux, ce que semblera estre raisonnable a la moderation equitable du dit reverendissime auquel nous commettons l’authorité de moderer et accommoder les dits articles comme encor d’avoir l’oeil qu’a l’avenir ne se commette aucun abus, et pour temoignagner combien nostre intention est d’aider et secourir les oeuvres pies et devotes de tout nostre possible et specialement celles qui se trouvent introduites a la louange de dieu, et benefices des pauvres affligés, nous avons fait et concedé comme nous faisons et concedons, don grace et remission a la susditte confraternité tant presents que a venir sur la devote priere qu’elle nous en a fait d’un condamné a mort a leur nomination riere nostre dit duché d’Aoste, et n’y ayant aucun condamné a mort, un lequel sera condamné a servir aux galeres ou vrayement banni du dit duché d’Aoste pourveu neantmoins qu’il soit nostre sujets immediat ou autre etranger et aduenaire pour quels crimes ou delict que ce soit, voire capital ensemble de touttes peines corporelles civiles et pecuniaires qu’il pourroit encourir devers nous, sauf qu’ils fussent fabricateurs de fausse monnoyes, voleurs ou assassins crimineux de leze majesté ou faux temoins &c. c’est d’année en année a commencer en la presente année et a continuer par cy apres a tousiour voulant et commandant tres expressement qu’avec nostre simple commandement ou de nostre gouverneur au dit duché, baillif, vibaillif ou lieutenant lequel sera rapporté annuellement par escrit le condamné qui sera par eux nommé leur soit donné remis et relasché sans autre exception que les susdittes a la charge neantmoins que le dit criminel assistera a la procession que sairont les dits confreres la nuit du jeudy saint en tel estat et ordre que luy sera establi par le recteur de la confrerie, a la quelle de plus nous permettons d’assister en corps marchants en procession avec la croix et par quelques uns d’entreux a ce deputés selon la commodité qu’ils en auront a touttes les executions de mort qui se fairont en nostre dit duché d’Aoste, soit pour prier dieu pour le criminel soit pour le consoler par devotes exortations, et de pouvoir encor presenter au peuple y assistants une ou plusieurs boetes pour recuillir les aumones qui se fairont volontairement par qui en aura la devotion, affin de faire prier dieu et dire messe pour l’ame du deffunct comme aussy nous leur accordons qu’estant l’execution faite et apres que le corps aura demeuré au supplice quelques heures pour servir d’exemple et de terreur aux malfaiteurs ils puissent l’enlever avec la Croix et publiquement l’emporter en sepulture au lieu que pour ce sera choisi par la ditte confrairie, sinon que pour l’enormité du delict et necessité d’un plus grand exemple la justice trouvera plus expedient que le corps fut emporté en quelque lieu pour y demeurer tant qu’il fut du tout consumé, de quoy nostre procuereur fiscal pourra informer le recteur de la ditte confrerie ou autre leur deputé s’adressant a luy affin que rien ne se fasse contre l’ordinaire et sans la deliberation de nos dits gouverneurs baillifs, vibaillifs et lieutenants susdits , si donnons en mandement a nos tres chers bien amés et seaux conseillers les gens tenants nos conseils d’estat et senats deca et dela les monts et tous autres nos ministres et justiciers susdits qu’il appartiendra que de tout le contenu es presentes il feront jouir pleinement et par effect la ditte confraternité de la tres sainte croix et de la misericorde, luy donner toutte faveur aide et assistance possible sans permettre que par qui que ce soit leur soit donné aucun empeschement en tant qu’ils craignent de nous deplaire, car tel est nostre vouloir et intention, en foy de quoy avons aux presentes fait apposer nostre grand sceau accoutumé, donné a Chambery le vingt deuxieme avril mil six cents signé Charles Emanuel et plus bas Roncas et Rochette pour monsieur le grand chanchelier. A vu le grand sceaux pendant en cire rouge et encor plus bas ces mots. Privilege accordé par V.A. aux confreres penitens, nouvellement erigés en la citté d’Aoste, conforme à celluy de Turin, et de Chambery

Et moy François Brun nottaire Royal, et cytoyen de la ville, et citté d’Aoste, ensuitte de la commission à moy donné pour collation, et authentiques les presentes, par le tres Ill.e seigneur Vibaillif, et Commendant de ce duché Rambert par son decret du treze novembre de l’année derniere, sur requette à luy presentée par le seugneur François Joseph Ducreton de la Tour Balfreido, prieur de la venerable confrerie des penitens de la misericorde, erigée en cette ville, et citté d’Aoste, ay fait extraire, et fair faire de mot à mot sans aucune addition, ny diminution la presente copie, sur les patentes, et privileges originaux accordés par feu l’auguste, et de glorieuse memoire le duc Charles Emanuel le d.t jour vingt deux avril mil six cent, c’est pourquoy apres avoir duement collationné la presente copie, avec les d.t privileges en originaux, et iceux trouvé en tout, et par tout conforme, pour foy de ce me suis signé. A la Citté d’Aoste ce vingt.e may mil sept cent cinquante.

Brun nott.e deputé

Nous Joseph Rambert per, vibaillif et commandant du duché d’Aoste pour S.M. a tous qu’appartiendra sçavoir faisons, attestons et certifions que m.r François Brun qui par notre ordre du 13 9bre dernier, à estrait collationné et authentiqué la copie des privileges cy dessus est nott.e royal au present duché d’Aoste, comme tel avoue et reconnu y exercant nottoirement son office, aux actes et signatures duquel foy est et doit etre ajoutée tant en jugement que dehors, en temoignage de quoy, nous avons signé muni ces presentes du sçeau de notre office et fait contresigner par notre secrettaire, donné à la citté d’Aoste ce premier juin mille sept cent cinquante

Rambert

Boccard nott.re secrett.e

1AST Luoghi pii de la dai monti mazzo 1

Una giornata traquilla ovvero l’assalto alla Casa del Popolo della Barriera di Milano a Torino da parte delle camicie nere di Pont-Saint-Martin

La resistenza all’antifascismo viene, nell’opinione comune, ricondotta al periodo dopo l’8 settembre 1943 qunado le bande partigiane in armi affrontavano le forze nazifasciste. Suscita meno interesse la lotta di difesa dalle camicie nere dei partiti e movimenti popolari nelle fasi di acsesa del fascismo. Le ragioni sono abbbastanza ovvie, infatti per un ventennio le vicende che portarono alla sconfitta delle forze democratiche è dovuto vivere nei ricordi personali, nel racconto domestico, o al massimo relegato alle confidenze con qualche compagno molto fidato. A liberazione avvenuta, gli scontri con gli aquadristi, sono ormai cose vecchie superate dall’epopea della resistenza. Le nuove generazioni sono interessate dagli avvenimenti dei quali sono stati protagonisti e testimoni e quelle che le hanno precedute si sono dovute adattare necessariamente, schiacciate dalle quotidiane necessità del vivere, alla convivenza con la dittatura e quando questa è caduta era meglio dimenticare le passate sconfitte e delusioni per vivere un presente di rivincita. Ciò nonostante la resistenza delle organizzazioni operaie, delle poche forze democratiche ribellatesi alla logica aventiniana, sono un patrimonio etico e ideale che non può essere ignorato. Quì di seguito presento la ricostruzione di un episodio, apparentemente secondario, che rappresenta però il clima dei giorni della marcia su Roma. Si tratta dell’assalto da parte delle camicie della casa del del popolo di Barriera di Milano, quantiere periferico di Torino. I ptotagonisti sono i membri della squadra “De Vecchi” di Pont-Saint-Martin. A questo proposito noto il fatto che la storiografia valdostana ha sempre presentato lo squadrismo valligiano come un fenomeno limitato e legato ad elemnti immigrate dalle arti regioni d’Italia rimanendo estraneo all’etnia valdostana per sua natura, quale minoranza linguistica, aliena all’ideologia nazionalista ed autoritaria. Si tratta di una osservazione indubbiamente vera che perà non eclude il fatto che nel fondo valle lo squadrismo abbia arruolato un numero modesto ma non insignaficante di adepti. In particolare il ritenere il fascio di Pnt-Saint-Martin come una mera estensione di quello canavesano. I documenti utilizzati per la ricostuzione della vicenda sono tre, due dei quali editi ed uno tratto da un manoscritto redatto nel 1942 dal caposquadra Giuseppe Giusto Milesi per essere uilizzato in una pubblicazione commemorativa del ventennale dela marcia su Roma a cura della Provincia di Aosta. Tale opera non mi risulta abbia mai visto la luce. Un altro racconto è quello di Anna Fenoglio raccolto da Bianca Guidetti Serra nell’opera “Compagne”. Questa è una testimonianza risalente agli ’70 e che riguarda l’intera vita della donna ed è quindi molto più scarna ed essenziale della precedente. Si tratta cominque della ricostruzione di una delle vittime dell’assalto e quindi in qualche modo speculare alla precedente. L’ultima ricostruzione dell’azione fascista è quella di un articolo pubblicato dal quotidiano “La Stampa” il 30 ottobre 1922. Mentre le prime due narrazioni, quelle dei protagonisti, pur nelle loro differenze, sostanzialmente concordano, l’aticolo del giornale racconta la storia in maniera completamente diversa. Infatti l’assalto, secondo questa versione sarebbe stato causato dagli occupanti della Casa del Popolo che avrebbero sparato, senza esito, al camions squadrista e le camicie nere si sarebbero limitate a difendersi. Significativo, da questo punto di vista, l’episodio dell’invito a chiudere le finestre che appare completamente inattendibile. Le conseguenze dell’attacco sono poi minimizzate e non si fa alcun cenno all’incendio. Ancora più signaficativo il contesto generale dell’articolo contenente la notizia dove viene rappresentata l’attività degli squadristi nell’ambito di una continuità con la monarchia e dello stato liberale. Il fattto, riportato dal giornale con enfasi ma in se irrilevante, che le squadre fasciste di Chivasso e Caluso abbiano preso per rientrare a casa lo stesso treno utilizzato dal duca d’Aosta, dall’onorevole Gino Olivetti direttore generale di Confindustria e del segretario del Presidente del Consiglio dimissionario da due giorni vuol suggerire ai lettori l’idea del raduno mussoliniano come elemento d’ordine di restaurazione dello stato liberale e dell’ordine sociale minacciato dai comunisti e non un cambiamento di regime politico nel senso della presa di potere di un partito mediante l’uso della violenza e la sovrapposizione di una milizia privata alla polizia ed alle forze di sicurezza pubblica.