Lettera del 7 giugno 1730 del Vibaillif Roget de Fesson

ASToCorte Lettere di particolari busta R 48

1 lettera

Monsieur

Je crois qu’il est de mon devoir d’informer Sa Majesté que le S.r avocat Brunel a laissé en partant de cette ville une nomination des recteur à la chappelle du fû vassal Depleoz en faveur du pretre Tillier dont copie est cy jointe, qui l’a presentée aux chanoines de S.t Ours pour en obtenir l’institution ce qui est contraire au departement qu’il en a fait; Et que monseigneur notre Eveque au jour determiné pour son concours a fait un examen des pretres qui y auroient etés appellés, mais qu’il n’a point donné des cures contestées, il continue soit son promoteur, de meme que messieurs de Verres de me donner des ecritures ou possessoire et de produire quelques titres pour l’instruction du procez sur lequel lorqu’il serà couché en droit je ne crois pas devoir rien determiner

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Lettera del 24 maggio 1730 del Vibaillif Roget de Fesson

ASToCorte Lettere di particolari busta R 48

1 lettera

Monsieur

J’ay creu qu’il etoit de mon devoir d’informer S.M. d’une dispute qui vient de naitre entre monseigneur notre Eveque et M.r l’Abbé de Challant prevost de S.t Gilles de Verrex, pour la collation et consession en titre de diverses cures dependantes immediatement de la d.te prevoté, en vous addressant la copie cy jointe du memoire que j’en ay dressé, en envoiant une autre au senat de Savoye suivant mes instructions; Je n’aurois osé prendre la liberté d’y proposer un accomodement par les voyes amiables si Mess.rs de Challant ne m’avoient prié avec instance de faire savoir au Roy que c’est leurs intention et qu’ils n’entendent point d’entrer en procez s’ils peuvent l’eviter; J’empecheray cependant que rien soit innové au prejudice de ce qui a eté cy devant observé, en attendant sur ce les determinations de Sa Majesté, j’ay l’honneur d’etre dans le plus profond respect

Monsieur

Votre tres humble tres obeissant et tres obligé serviteur

C. A. Roget de Fesson

Aoste ce 24 may 1730

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Lettera del 17 maggio 1730 del Vibaillif Roget de Fesson

ASToCorte Lettere di particolari busta  R 48

1 lettera

Monsieur

j’ay l’honneur de vous envoier la procedure qui a étée instruite entre le procureur fiscal de sa majesté, l’avocat Brunel, et le chapitre de S.t Ours au sujet de la chappelle du feu S.r Depleoz devolue au fisque royal, avec la sentence que j’y ay rendue ou possessoire ainsy qu’il se pratique en Savoye et dans les parlements de France. C’est M.r le prieur Bertrand qui a engagé les chanoines à donner leurs presentation et deffenses, si S.M. veut nommer un des memebres de ce corps le prieur qui en est le chef le merite mieux que tous les autres par son attachement à tout ce qui interesse le service du Roy; C’est de quoy j’ay creu qu’il etoit de mon devoir de vous donner avis et qu’il convient d’y pourvoir sans delay parce que le devolu tombé aux premiers jours du mois prochain; J’ay l’hommeur d’etre dans le plus profond respect

Monsieur

Votre tres humble tres obeissant et tres obligé serviteur

C. A. Roget de Fesson

Aoste ce 17 may 1730

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Lettera del 15 marzo 1730 del Vibaillif Roget de Fesson

ASToCorte Lettere di particolari busta R 48

1 lettera

Monsieur

je viens de recevoir le memoire que votre excellence m’a fait l’honneur de m’addresser concernant les privileges accordés à ce duché par sa majesté et ses royaux predecesseurs, dont je me serviray selon ses intentions, et evec toutes les precausions que V. E. me prescript; Je seray trop heureux monsieur si dans l’exercice de la charge dont S. M. m’a honoré je peux faire ressentir à ces peuples ce qu’ils doivent faire pour meriter de plus en plus ses graces, donner à sa majesté des marques de ma fidelité, et de mon zele pour son royal service en decouvrant icy tout ce qui peut y contribuer, et vous faire agréer le profond respect avec le quel j’ay l’honneur d’etre

Monsieur

De Votre Excellence

Le tres humble tres obeissant et ters obligé serviteur

C. A. Roget de Fesson

à la cité d’Aoste ce 15 mars 1730

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2° allegato alla lettera del Vibaillif Roget de Fesson dell’11 febbraio 1735

Lettera spedita dal Prevosto di Saint Gilles di Verrès Paul François de Challant del 9 febbraio 1735

Monsieur

J’ay fait des lettres convocatoires de chapitre à tous les religieux tant pour ceux de la maison que pour ceux qui sont dans les benefices pour pourvoir à la cure soit prioré d’Arnaz aux quelles les r.ends curés, esconomes et vicaires comm’aussi plusieurs des religieuxs qui m’ont fait profession ont obey, une partie des autres religieux n’ont point voulu se signer aux dites lettres n’on plus qu’assister au chapitre ou j’ay fait l’ellection avec l’assistanse de ceux qu’ont voulu s’y trouver, les autres n’ayant point voulu s’y trouver ont fait mesme des oppositions

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3° allegato alla lettera del Vibaillif Roget de Fesson dell’11 febbraio 1735

Lettera scritta dal prevosto di Saint Gilles di Verrès il 9 febbraio 1735 verso sera alla segreteria di stato per gli affari interni di Torino

Monsieur

J’ay heu l’honneur à ce matin de vous faire quelques relations, de quelques inconvenients en toute confiance je vous reitere et prie d’avoir la buonté de me donner vos conseils M.r le curé de S.t Marcel aurat l’honneur de vous presenter ma lettre, depuis alors un religieux des seditieus sans permission et insalutato superiore est party, on me dit pour la cité, mesme ayant trouvé un de mes valets de retour de Chatilion lui at enlevé le cheval jeu le prens pour fugitif je vous prie monsieur de le faire arrester a la cité pour quelques jours suivant que votre prudense jugerat

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Lettera dell’11 febbraio 1735 del Vibaillif Roget de Fesson

ASToCorte Lettere di particolari R 49

1 lettera e 4 allegati

Monsieur

Jay cru ne devoir pas tarder à depecher cet expres a votre excellence pour trois motifs interessants le service du roy, le bien public, et mon propre repos.

Le premier regarde la grande lettre cy jointe du prieur claustral du Grand S.t Bernard, je ne luy ay repondue que d’une manière ambigüe et en quatre lignes, par provision, jusqu’a ce que j’aye receu a cet egard les ordres de S. M.. M. l’oeconome Vacher avec qui jay conferé sur la teneur de cette lettre dit etre en état d’en refuter les pretendus griefs, et que tous ces motifs sont ou supposés ou tronqués.

Le second affecte deux lettres aussy cy jointes de M. l’abbé de Challant prevost de S.t Gilles de Verres à l’occasion

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1° allegato alla lettera del Vibaillif Roger de Fesson dell’11 febbraio 1735

Lettera del Priore del monastero del Gran San Bernardo canonico François Michellod indirizzata alla segreteria per gli affari interni dell’8 febbraio 1735.

ASToCorte Lettere di particolari R 49 Roget de Fesson

Monsieur

Je ne sçaurois assé benir et remercier la divine providence, sur ce que sa majesté le roy de Sardaigne, roy tres relig.x et tres charitable, vous à commis pour prendre une connoissance exacte des biens et revenus, que la maison de S. Bernard possede dans le pais d’Aoste, et dont le prioré de S. Jacquême tout seul jouit depuis si longtems aux tristes dépens des pauvres passants, pour le soulagement desquels cependant ce S. Hopital est fondé et possede des si grands fonds: Les bons relig.x reçoivent aujourdhuy avec moy autant de consolation de cette salutaire entreprise, que nous avons gemis jusqu’icy sur la dureté des prévots, qui non contens de retenir à leur disposition arbitraire les biens, que cette maison hospitalliere a riere les etats de S.M., quêtes, offrandes &, se sont encore toujours efforcés, on ne sçait par quelle furie, de la dépouiller des secours mêmes, qui luy viennent des

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Il processo Goderon

Lettera del segretario agli affari interni d’Ormea al viballif Roget de Fesson del 15 marzo 1732

(AST Lettere città e comuni – Aosta – mazzo 6)

15 mars 1732

Copie de lettre de S.E. monsieur le marquis d’Ormée a mons.r le viballif et commandant du duché d’Aoste

Monsieur

j’ay veu par la lettre que vous m’avés escritte le 4 de ce mois le doutte du conseil des commis sur le defaut qui pourra y avoir des preuves des delits commis par le nommé Gauderon arresté par ordre de messieurs de Valley sur l’instance que vous luy rn avée faitte, l’autre delinquant son compagnon pareillement reclamé ayant peri dans la neige.

Je suis certain que le Roy n’approuvera pas qu’on l’ait engagé a reclamer ces deux pretendus coupables sans avoir auparavant les preuves, ou du moins une entiere certitude de les avoir lors qu’ils seroint arrestés , c’est pourquoy vous prendrés la peine de m’envoyer le detail du fondement sur le quel vous avés fait ce pas afin que l’on reconnoisse icy quel degré de preuve vous avés deja, et ce que vous pensés raisonablement attendre lors que le coupable sera dans vos prisons; apres quoy S.M. donnera ses ordres pour ce regard, je suis tres parfaitement monsieur votre tres humble et tres obeissant serviteur D’Ormea

De Tillier segr.e

L’abbé Petigat intervistato sull’omicidio della vedova Toureaux

Articolo pubblicato sul n. 110 di giovedì 20 mqggio 1937 del giornale «Le Petit Dauphinois»

LE CRIME DU METRO

L’ABBE’ PETIGAT QUI CONNUT LAETITIA ENFANT ET LA MARIA, NOUS FAIT UN EMOUVANT PORTRAIT MORAL DE LA VICTIME…

(De nos services parisiens)

Paris, 19 mai

C’est surement à Paris que se manifestent avec le plus de vigueur les affinités qui unissent les Savoyards et les Dauphinois aux Valdotins (sic).

Ici, les obstacles géographiques n’existent plus et l’on peut bien dire, sans heurter le loyalisme italien de ces derniers, qu’ils se retrouvent comme en famille parmi nos compatriotes. Il n’est pas un banquet de la colonie savoisienne – et Dieu sait s’ils sont nombreux ! – une réunion, une manifestation, où l’on ne soit certain de rencontrer l’abbé Petigat, qui sut ranger sous la paternelle houlette tous les originaires du val d’Aoste, où il est né lui-même.

Sa .carrure de montagnard son enjouement, sa générosité, son dévouement et sa culture quasi universelle, inspirent dìemblée une synpathie à laquelle résisterait mal le plus farouche des nécréants.

Cet après-midi lorsque j’ai frappé à sa porte, rue des vinaigriers, ce n’était pas au prêtre, au confesseur que je voulais m’adresser, mais au président des valdotins de Paris.

J’étais certain que la malheureuse Laetitia figurait au nombre de ses brebis.

-Vous pouvez interroger indifferemment l’un et l’autre, m’a-t-il répondu en m’accueillant. Tous deux m’eurent qu’à se louer de la conduite et des qualités de cette pauvre enfant… Depuis longtemps, j’etois en relation avec sa famille. Ce sont de très brave gens, les Nourissat. Elle même je l’ai connue tout enfant et, il y a huit ans, c’est moi qu’elle chargea de préparer les papiers dont elle avait besoin pour son mariage avec M. Toureaux. Ce fut un beau mariage, à la mode de chez nous. Presque tous les Valdotins de Paris étaient présents, et je n’ai pas besoin de vous dire avec coeur je les bénis….

«Puis le temps passa, lorsque, il y a trois ans, un faire-part m’apporta la triste nouvelle. Ma petite compatriote était veuve. Souvent elle vint me revoir. Je l’aidais de mes conseils: mais à la verité, elle n’en avait pas besoin, car son honnêteté, sa droiture, lui donnaient un ressort suffisant pour résister au désarroi de la douleur comme aux tentations que pouvait inspirer sa beauté.

«Quand elle se sentait un peu désemparée, elle s’adressait à moi, et pendant trois ans, elle m’a demandé de dire des messes pour son mari».

- Mais, monsieur l’Abbé, si ce n’est pas abuser de votre confiance de prêtre, puis-je savoir en quels termes elle était avec la famille de M. Toureaux depuis la mort de celui.ci ?

- Certes, elle m’a fait, à ce sujet, des confidences qui, d’ailleurs, n’étaient pas, à proprement parler, une confession. Autant que je m’en souvienne, elle se plaignait des difficultés soulevées par sa belle famille dans le règlement de la succession: «Elle n’est pas gentille avec moi, me disait-elle, pourtant je ne lui ai jamais rien fait »

« Comment aurait-elle pu faire quelque chose aux parents de l’homme qu’elle pleurait ? Une brave, une honnête fille, oui monsieur, et je ne comprandrai jamais pourquoi un si grand malheur s’est abattu sur sa vielle maman, sur ses frères, et sur sa soeur doot (sic) elle était la joie».

Je laisse à son émotion l’abbé Petigat, pasteur d’un troupeau d’exilés, sur lesquels il veille jalousement, affectueusement, sans pouvoir hélas! Le proteger contre les coups du sort et contre ceux des assassin…

Laetitia Toureaux a-t-elle été assassinée par intérêt ?

Turin, 19 mai – Presque chaque été, en compagnie de sa famille, Laetitia-Yolande Toureaux se rendait dans la vallée d’Aoste, à Saint-Christophe, près d’Oyace, son pays natal.

Au mois de juillet dernier, elle n’avait pas manqué à cette habitude et, une fois de plus, sa beauté fit sensation parmi les populations valdotaines.

Hier, toutefois, l’appel venu de Rome a jeté quelque trouble chez ces montagnards robustes et simples et qu’effraient les complication. Elle habitait là-bas, dit-on quand elle venait chez un certain Joseph Nourissat, qui serait un oncle ou un parent plus éloigné encore. En totut cas, nul n’a oublié la jolie Laetitia que les jeunes filles du pays regardaient avec envie, car elle était habillée comme les belles dames de Paris.

Au village des bruit ont couru quand on a su le drame. En lisant la «Gazzetta del Popolo», on a su aussi qu’elle aurait plusieurs fois écrit à ses parents qu’elle avait assez d’être seule et qu’elle avait l’intention de se remarier.

«Avec un italiens aurait-elle précisé».

Un italien du pays ou de Paris ? Nul ne semble le savoir. Mais la joli Laetitia entretenait aussi, disent les gens, de mauvaises relations avec la famille de son mari.

Pourqu’oi ? L’expliquait-elle ? Nul ne le sait.

Questions d’argent et d’intérêt disent ceux qui connuremt autrefois la famille Toureaux.

Suivant les rumeurs du village, c’est du côté de la famille de son mari qu’il faudrait rechercher. Des querelles auraient-elle déjà éclaté à Paris, entre Laetitia et la belle famille ? Tout ceci n’est que murmures confus de montagnards qui n’aiment pas à parler trop.

J.D.